page-de-couverturePar deux fois, un hasard heureux m’a permis de trouver une abondante documentation sur ces familles.

Le « hasard » et la découverte de ces familles. 

En novembre 2017, c’est aux Archives Départementales de L’Oise, à Beauvais que je découvris que 9 grands cartons (soit 4 mètres de linéaires en vrac), non encore triés, contenant plusieurs siècles d’archives concernant les de Florans, m’attendaient !(coller la photo de Françoise  aux Archives de l’Oise)

Ils avaient été déposés là en 2016 par une famille belge qui, renseignements pris, n’était autre que celle des derniers héritiers, cousins éloignés ded Florans : il s’agit de la famille Cornet d’Elzius représentée aujourd’hui par Elisabeth Cornet d’Elzius épouse d’Eric Speeckaert, résidant à Scy (canton de Namur) là où Cécile de Florans avait vécu après son mariage avec le comte Ernest d’Espiennes en 1851. (mettre le mail de Speeckea)

Restait à consulter cette abondante documentation, à en faire un premier tri, à prendre en photo ce qui touchait au plus près les de Florans, sujets de mes recherches.

 

Une caisse, des vieux papiers, une marquise, voilà le début d’une aventure qui m’a lancée, en Provence, dans 4 ans de recherches dont je vais exposer ici les résultats.

Qu’en est-il exactement ?

En septembre 2010, en faisant des rangements, j’ai retrouvé une caisse remplie de ce que je qualifiai alors de « vieux papiers ». Je me souviens que ma belle-mère, quelque temps avant sa mort, me l’avait donnée pensant, qu’en tant qu’historienne, cela pourrait m’intéresser. Elle la tenait elle-même de son oncle l’abbé Charles Jourdan (25.05.1883 – 19.03.64) ancien curé d’Aurons de 1922 à 1952 et propriétaire pendant quelques années, voici pourquoi.

C’est moi Florette, dernière descendante des de Florans. A ma mort en 1937, je lègue les biens qui me restent à Monseigneur Roques Archevêque d’Aix

                                         le Château d’Aurons  

                                                                        le Château de la Roque d’Anthéron 

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De 1938 à 1942, des colonies de vacances y sont organisées, aussi bien dans le château de la Roque d’Anthéron que dans celui d’Aurons

En 1942 les Allemands occupent le château d’Aurons. Quand ils partent en 1944 il y mettent le feu

              au centre du village, des murs sans toiture, c’est ce qui reste du château

L’abbé Charles Jourdan devient propriétaire du château d’Aurons quand l’archevêque d’Aix lui cède les ruines pour le Franc symbolique. En 1956 il donne le château à la Mairie d’Aurons, mais garde la caisse de  « vieux papiers »

A sa mort, c’est sa nièce Jeanne Jourdan épouse Coulomb qui hérite de cette caisse et par la suite , Daniel son fils, ici dans les bras de sa mère

Ma mère  dit à sa belle fille Françoise : « Vous historienne, vous ferez quelque chose ce ces lettres »

C’est ainsi que naquit ce livre après plus de 4 ans de gestation

Ce sont ces 900 lettres inédites, adressées par des parents, amis, notaires, régisseurs… à Jacquette-Caroline de Cordoüe, Marquise de Florans entre 1830 et 1871,  qui ont permis de retracer la façon de vivre de ces familles nobles provençales au XIX ème siècle. Ce livre nous transporte sur leurs terres d’une étendue de plus de 2000 ha, à Aurons berceau des de Cordoüe, à Bédoin terre d’origine des de Florans, mais aussi à la Roque d’Anthéron où aujourd’hui se déroule chaque été dans le parc du château,, qui porte encore le nom de Florans, le Festival International de piano, ou encore à Tain ou se trouvait leur résidence principale et leurs vignes sur le célèbre coteau de l’Hermitage. Ces lettres relatent de nombreuses anecdotes sur la vie quotidienne comme l’alimentation, l’éducation des enfants, les maladies, les mariages, les décès mais aussi tous les comptes rendus des notaires et régisseurs (voir source du livre et bibliographie).

Elles nous renseignent aussi sur le rôle joué par ces familles dans la société et nous permettent de comprendre quelle fut leur attitude, elles qui étaient issues de l’Ancien Régime, face à un monde que la Révolution avait complètement bouleversé.